Romans

Fatale vengeresse thriller tueurs/série à genève

7.00 CHF
1907 genève
Geneve

Description

Fatale vengeresse sur le site thebookedition

Rencontre/affrontement entre deux tueurs en série, un homme et une femme aux motivations différentes. L’un d’eux changera la vie de ceux croisés sur sa route en bien ou en mal.

PDF ou livre NEUF ici :
http://www.thebookedition.com/fatale-vengeresse-patricia-lepetit-p-63822.html

EXTRAIT :

Perdue dans le temps, sortant de l’enfer, ELLE se dirigeait, son fardeau pesant, vers l’inconnu qui lui semblait inaccessible. Ce qu’elle suivait dans l’ombre du matin n’était même pas un chemin, simple sillon de terre qui semblait sans fin et qui la mènerait pensait-elle le plus loin possible… Le plus loin possible…
Il faisait déjà chaud, la brise déposait sur elle une odeur d’iode, tel un parfum, lui faisant esquisser un sourire narquois, elle qui voulait rendre visite à la mer, mais pas en de telles circonstances ! Elle avançait et ne pouvait s’éloigner de cette odeur moite de sang qui lui imprégnait tous les pores de sa peau depuis tant et tant… Mais impossible.
Le genoux douloureux posé un instant, ELLE fit glisser aussi doucement que possible le bras du corps frêle de Sophie qu’elle supportait en son côté sur son épaule, se servant du peu de force qu’il lui restait, ce qui lui arracha un cri de douleur qu’elle ne put contenir, son entrave à la cheville frottant sur ses plaies à vif .
Le corps de Sophie tombé tel une marionnette désarticulée, semblait sans vie. ELLE la pris dans ses bras, posant doucement son oreille sur son cœur emballé par l’effort accompli, lui caressa le visage pour le dégager des longs cheveux à l’éclat de feu qui gênaient son regard interrogatif d’où des larmes ruisselaient sur ses joues roses, traduisant une attitude de panique et qui dans un effort presque inaudible demanda :
- « Il ne nous suit pas, dis… il ne nous suit pas ? » Pantelante.
ELLE se pencha et lui murmura à l’oreille « … » Paroles qui rassurèrent Sophie dont le visage s’illumina à cette nouvelle et dans un sanglot haletant, quittant sa vallée de larmes, elle entra dans la nuit éternelle sa frayeur enfin disparue, enfin en paix !
ELLE lui ferma ses beaux yeux verts, caressa les cheveux la serrant une dernière fois tendrement d’une étreinte mortuaire :
-« Je te demande pardon… Je te demande pardon »…Les yeux en bruine.
Elle la souleva non sans mal, puisant dans ses dernières forces en chagrin, pour la porter jusqu’à l’ombre d’un arbre qui devait avoir au moins trois vies de plus qu’elle, l’allongea la recouvrant le plus possible de sa robe longue, telle un linceul garde-corps, pour s’étendre un instant à son côté, le passage non loin d’un écureuil apeuré par leur présence la fit sourire et l’épuisement aidant, elle s’assoupit.

Quelques heures passèrent et ELLE fut surprise dans son sommeil par une voix masculine mais apaisante d’un homme, la quarantaine bien sonnée qui, lui secouant le bras, lui demanda ce qu’elle faisait là ?
ELLE n’eût pas la réaction que le promeneur aurait souhaitée, elle saisit dans sa main droite le couteau de chasse qu’elle avait emporté en s’enfuyant et caché sous sa robe en lambeaux et avec une violence inouïe plaqua contre un arbre de tout son corps le pauvre promeneur qui se retrouva le couteau sous la gorge avec un :
- « Qu’est-ce que tu veux » ?
Devant le regard apeuré et surpris de celui dont elle tenait la vie entre les mains, elle entama un dialogue d’abord unilatéral :
- « Maintenant je vais te lâcher mais je te conseille de ne pas bouger et de ne rien tenter contre moi, je sais très bien me servir de ce couteau, le lancer est pour moi un jeu d’enfant, allez on y va… Doucement »…
Il se recula lentement et les deux mains dirigées vers ELLE qui pointait l’arme de mort :

-« Ok, on se calme, je ne vous veux aucun mal, j’ai juste été surpris de vous voir allongée avec votre amie et de voir dans quel état vous êtes ! Rien de plus. Au fait pourquoi ne se réveille-t-elle pas » ?
-« Tu ne vois pas qu’elle est morte » ?
Cette phrase lancée comme ce qui aurait du être, pensait elle pour lui une évidence, le fit reculer d’un pas…
-« Qu’est-ce que tu crois que c’est moi qui l’ai tuée ? Mais tu es malade ou quoi, regarde moi et regarde la. Qui es-tu d’abord et qu’est-ce que tu fais dans les bois » ?
-« Je suis juste le propriétaire et je faisais une balade pour me changer les idées »…
-« Prends mon amie, allez, porte la et fais bien attention » !
Il s’avança vers le corps frêle de Sophie et se baissa, posa le genoux gauche sur le sol et la souleva doucement comme ordonné par celle qui pointait toujours l’arme tant redoutée et demanda :
-« Où va-t-on maintenant » ?
-« Chez toi, allez avance, tu es venu à pieds » ?
-« Non ma voiture est garée à environ 1 km ».
Chemin faisant, ELLE détailla le promeneur qui voulait se changer les idées, taille moyenne, jogging noir de marque montrant une certaine élégance dans la décontraction, cheveux bruns assez courts recouvrant tout le crâne, une bouche fine qui allait bien avec les traits graciles ce qui lui fit spéculer : « tiens encore une petite nature » et le regard bleu rassurant qui pensait-elle lui ouvrirait une porte vers la sortie qu’elle souhaitait. La « petite nature » s’arrêta un instant pour reprendre son souffle, posa Sophie délicatement sur un tapi de mousse et se tournant vers ELLE :
-« Que comptez-vous faire ? Il faut aller voir la police, je vous y emmène tout de suite ».
-« Pas question, on va d’abord chez toi, ensuite je prends une douche je me retape et après on appelle la police, je ne veux pas qu’ils me voient comme ça, je sens mauvais et j’ai besoin de reprendre des forces pour les affronter, j’espère que tu n’y vois pas d’inconvénients, de toute façon tu n’as pas le choix et après tu seras débarrassé du nous ».
-« Je ne disais pas ça pour être débarrassé… Mais si je puis me permettre, comment vous appelez-vous"?
-« Tu n’as qu’à m’appeler ELLE et toi, tu t’appelles » ?
-« David ».
Il se leva reprenant son fardeau dans les bras et le temps arriva où le véhicule apparu. Non sans soulagement, il ouvrit la coffre du 4X4 noir, mais fut interrompu :
-« Non mais ça ne va pas, tu la prends pour un sac d’ordures ? Mets la à l’arrière » !
Ce qu’il fit toujours menacé par la lame dirigée vers son cou. Elle lui demanda les clés de la voiture, monta doucement à reculons, tout en le menaçant toujours, assise place du mort, il la suivit, pris sa place, récupérant ses clés. Le voyage dura les 10 minutes qu’il fallait pour rejoindre la maison de David, 10 minutes qui lui parurent une éternité sous un silence de mort. David ne savait plus où il était, tout en gardant une certaine lucidité qui lui faisait comprendre qu’il ne devait en aucun cas la provoquer, il avait l’impression d’être dans un monde à part pour un instant, décalé du temps présent. Il fut interrompu dans ses pensées par un :
-« Tu vis seul ? Pas d’entourloupe si non ça pourrait mal tourner » !
-« Oui je vis seul pas d’inquiétude à avoir de ce côté là » !
En effet, il vivait seul, avec pour compagnie un vieux chat qui lui rendait visite quand bon lui semblait, il les accueillit devant la porte qui s’ouvrit sur un vaste hall dépouillé. .....................

Détails de l’annonce

Type d'annonce: offre
Réf. 88201 Publié le 28.06.2022 3'127 vues
Prix 7 CHF

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